CONFERENCE CITOYENNE POUR L’EGALITE DES DROITS A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME
ALLOCUTION DE CLOTURE
Il y a urgence, en effet, à tirer les conséquences de l’évolution tragique de toutes les formes de discriminations dont l’aggravation fait courir des risques immenses pour le devenir de l’égalité citoyenne.
Il est d’ailleurs, fort intéressant de relever que, dans un aveu tardif de cette exclusion, les dirigeants de nos institutions ont réagi en faisant mine avec force médiatisation de recruter à titre symbolique quelques français, d’origine maghrébine ou sub-saharienne.
L’histoire nous recommande de les alerter sur les effets d’une telle démarche qui porte en elle davantage de frustrations et de révolte qu’elle ne résout véritablement la problématique.
La qualification de citoyen français ou européen doit se suffire à elle-même et ne doit jamais comporter d’autre étiquette distinctive.
En un mot, il faut, une fois pour toute, créer les conditions pour que tous les citoyens, quelque soit leurs origines, vivent leurs citoyennetés en tant qu’acteur pleinement responsables de leur destin, et nullement en tant que spectateurs passifs subissant les conditions de vie qu’on leur impose.
Nous voudrions espérer qu’il n’est pas déjà trop tard et que les prochaines élections électorales et les nominations seront tenir compte des exigences d’une réalité sociale, qu’il convient sérieusement de prendre en compte en ne bafouant pas injustement et arbitrairement une partie de sa composante.
Nous sommes persuadés que la réalisation d’une société démocratique et pluraliste, respectueuse de l’égale dignité de tous les êtres humains, demeure l’un des objectifs principaux de la CONSTRUCTION EUROPEENNE.
C’est en ce sens, et je m’en félicite grandement, que cette 19ème rencontre nous apporte une dimension nouvelle dans la prise en charge, par la société civile, le mouvement syndical et associatif de la gestion des turbulences de ces phénomènes arrière-gardistes que sont la xénophobie, l’islamophobie, la ségrégation, la discrimination, l’exclusion.
Ils ne peuvent à nos yeux, malgré leur véhémence d’aujourd’hui, qu’être des relents du passé.
L’avenir, et c’est notre espoir, se doit de s’écrire sans eux.
En tous les cas, ceux qui sont ici, ce soir, se doivent d’être convaincus et assurés que leurs engagements, leurs mobilisations sont les meilleurs instruments pour la construction de cette société que nous voulons, pour un avenir commun, à visage humain.