Intervention de Madame Isabelle DEBRÉ

Sénateur des Hauts de Seine / Parti UMP

Bonsoir à tous. Je suis ravie de vous retrouver puisque je reconnais quelques visages que j’avais la chance de rencontrer l’année dernière. Il y en a qui font comme ça, mais oui je vous ai reconnu, il n’y a pas de problèmes.

Je vais être extrêmement courte, parce que vous savez j’aime bien vous donner la parole. Vous me poserez des questions comme on avait fait l’année dernière. J’ai un excellent souvenir du dialogue que nous avions eu tous ensemble l’année dernière. Je vais donc vous laisser la parole, je vais être très courte.

Je veux juste vous dire que,l’année dernière, effectivement je n’étais pas sénateur. Je suis sénateur depuis cette année. Je fais donc mon bonhomme de chemin avec vous. Donc cela me fait plaisir et puis vous dire aussi, qu’entre temps, j’étais devenue aussi Conseillère Régionale. C’est comme cela que j’ai connu Francine Bavay, de façon plus approfondie je dirais, puisque Francine est avec moi dans les Hauts-de-Seine.

Je voulais vous dire qu’en devenant Sénateur j’allais directement servir votre cause. Vous allez voir pourquoi. Tout simplement parce qu’en démissionnant , il y a une jeune fille, ici présente, qui s’appelle Leïla Maghlaha qui va prendre ma place au Conseil Régional. Je voudrais que vous l’applaudissiez, parce qu’elle va faire son entrée très prochainement. Lève-toi.

Donc vous voyez que tout est possible à l’U.M.P, à l’U.D.F, à droite. Vous m’aviez dit « Oui, mais on est pas très nombreux ! Il y en a pas beaucoup, mais comment on va faire ? ». Vous voyez je vous avais dit « patience, patience » que tout se faisait petit à petit et que Rome ne s’est pas faite en un jour. Nous les femmes, nous avons dû nous battre aussi pour pouvoir être, je dirais, complètement reconnues à nos places, dans la vie politique.Je vous avais dit aussi l’année dernière que c’est aussi à vous de vous bagarrer pour arriver finalement à exister par vous-mêmes et non pas, comme le disait très justement la Sénatrice Borvo, par des quotas. Je n’aime pas non plus ce terme de quotas. Je trouve cela un petit peu désespérant. C’est reconnaître un état de fait et un échec et je préfère franchement que nous y arrivions par nous-mêmes.

Une dernière petite chose, je vais être très courte : je voulais parler du Sénat. Et de comment le Sénat peut vous aider - pas seulement dans la vie politique. Je suis Sénateur depuis très peu de temps. J’ai été très heureuse lorsque le Président du Sénat m’a demandé de faire partie du jury des Talents des Cités. Nous avons été, je crois, 5 ou 7 sénateurs, hommes et femmes, tous partis confondus. Nous avions une liste de jeunes talents, Chefs d’entreprise – cela n’avait donc rien à voir avec la politique – et nous devions en notre âme et conscience, chaque sénateur de son côté, décidéqui avait fait le plus d’efforts, qui méritait finalement d’avoir ce prix de Talents des Cités. Donc, en tant qu’ancien petit chef d’entreprise, modestement, j’ai regardé un petit peu la crédibilité du projet, la façon dont le projet serait viable, tout ce qui le faisait tourner vers les autres. Parallèlement de grandes entreprises, comme la Générale des Eaux, comme la R.A.T.P, beaucoup d’entreprises faisaient la même chose de leur côté.

Nous avons donc choisi plusieurs Talents des Cités et je peux vous dire, lors de la remise des prix, que c’était magnifique. Cette année, le Président a voulu que la remise des prix se fasse dans l’hémicycle. Voir toute cette France mêlée comme vous le disiez tout à l’heure, colorée, vivante, diverse, tout ça au sein de l’hémicycle! Tous ces jeunes talents qui arrivaient de toutes les cités ! Il y en a un qui disait « moi je viens du 9-3 ». Je lui disais : « je croyais qu’on disait le 9 cube ». Tout cela était sympathique comme tout. Je peux vous dire que j’ai passé un samedi ou un dimanche extraordinaire avec tous ces jeunes. Donc les politiques, bien sûr,nous pouvons aider dans la vie politique.

On peut aussi aider dans l’entreprise privée sans pour autant, je dis bien sans pour autant, se mêler ce qui se passe dans les entreprises. Vous voyez pour le C.V anonyme, moi personnellement, j’aimerais vous entendre. J’aimerais entendre que vous en pensez. Je vous dirais ce que j’en pense. Je vous vais le dire après tout. Je n’ai jamais eu la langue de bois : je suis contre. Parce que de toutes les manières,vous croyez quoi ? Est-ce que ça va faire une différence que le Directeur Général de je-ne-sais-pas-trop-qui va prendre le C.V. anonyme. Il va voir ça. Il va le recevoir. Ça va faire perdre du temps à tout le monde : c’est ridicule. Vous me direz après ce que vous en pensez. Et je peux vous dire que lorsque le C.V. anonyme a été évoqué le jour des Talents des Cités, je peux vous dire que gauche et droite confondues - Sénateurs de gauche, Sénateurs de droite et les jeunes dans l’hémicycle - étaient contre .

Maintenant, je voudrais avoir vos idées. Ce que j’ai envie de faire c’est de vous donner la parole. Je pense que nous vous répondrons et on va voir ce qu’en passe notre Sénateur du C.V anonyme.

 

 

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